RETOURNER AU LAVOIR ?

Que garder de ce que le progrès et le dernier siècle nous ont offert de facilités dans notre vie quotidienne ? Que garder alors que je cherche à réduire ma dépendance à l’électricité ?

Bien sur il y a ces quelques inventions bien pratiques comme la machine à laver et le congélateur.

Le lavoir ça peut éventuellement être sympa en plein été mais avouons que le linge qui se lave « tout seul » c’est formidable, non ?

Ce que l’on pourrait regretter du temps des lavoirs ce sont l’échange, les bavardages et les plaisanteries de ces femmes rassemblées. On pourrait recréer du lien dans nos cités en installant une laverie commune à tout l’immeuble, un lieu pratique et convivial. Je ne parle pas de ces laveries un peu glauques que l’on trouve en ville, mais d’un lieu chaleureux pour une communauté de résidents. Nous sommes-nous tant habitués à notre individualisme ? (et donc à notre solitude qui va grandissant chaque année dans notre pays ).

En Allemagne, Angleterre, Canada et Suède (depuis 90 ans !), existent des laveries collectives au rez-de-chaussée ou au sous-sol des immeubles. La France commence, ces dernières années seulement, à intégrer le concept d’espace partagé et quelques modèles d’habitat participatif, dotés de lieux mutualisés voient le jour. Trop timidement.

Alors oui je garde la machine à laver.

Et je profite de cette réflexion pour dire adieu définitivement aux lessives de Messieurs Procter & Gamble (sorry Sirs !) et partage avec vous ma recette de lessive maison.

Pour ce qui concerne le congélateur, je trouve que c’est un mode de conservation si simple et sûr qu’il devance tous les autres.

De tous temps l’homme a cherché à conserver sa nourriture. Stocker en période d’abondance pour consommer en période de disette est une garantie de survie.
Salage, séchage, fumage, conserves et confitures ont longtemps permis et permettent encore de conserver fruits et légumes,viandes et poissons.

Me passer d’un congélateur ? Peut-être …

C’est en me posant cette question que je m’aperçois que sans lui, je ne sais pas conserver ma propre nourriture. Je mesure subitement l’étendue de mon incompétence à assurer ma propre survie ou, à tout le moins, mon autonomie sans cet appareil.

Je vais donc apprendre. Et j’aime bien ça.
Moins de biens mais plus de savoirs et savoirs-faire, voilà le but.

Et lorsque je saurai faire mes conserves, mes confitures et autres petites douceurs, peut-être dirais-je au-revoir à mon congélo ?

Mais ceci est une autre histoire…


Ma recette de lessive ICI