PLUS MINIMALISTE…TU MEURS !

Je vais parler aujourd’hui de survie, autrement dit du très très peu qui me semble essentiel en cas de situation extrême.

Nous avons, ici en France, pour beaucoup, oublié (ou même, pour certains, jamais appris) « comment survivre » si nous étions confrontés à une situation extrême.

Dans ce genre de situation, où il nous faut juste survivre (en attendant mieux) il est parfois difficile de hiérarchiser les priorités.

La règle des 3, bien connue des survivalistes, permet d’éviter certaines erreurs et de se concentrer sur l’essentiel pour assurer sa survie.
L’organisme humain a ses limites, et je crois qu’il convient de les connaître.
Ainsi, il ne peut résister que :

– 3 minutes sans oxygène (bon, ça on sait)
– 3 heures sans protection contre les éléments : froid, chaleur, vent, pluie etc …
– 3 jours sans eau (bien sûr cette moyenne varie en fonction du climat et de notre activité : le besoin d’hydratation est évidemment plus élevé par forte chaleur ou en cas d’activité intense
-3 semaines sans nourriture (la recherche de nourriture n’est donc pas la première des priorités et cette moyenne de 3 semaines, là encore, varie en fonction de l’individu, du climat et de l’activité
-3 mois sans hygiène (le manque d’hygiène favorise les infections : une blessure non nettoyée peut s’avérer carrément mortelle).

Lorsque l’on connaît cette règle des trois, il devient alors plus facile de gérer les priorités vitales.

Pour un minimaliste, quels seraient donc les objets essentiels à posséder pour assurer sa survie ?
Je parle ici de l’essentiel de l’essentiel…je me suis bien évidemment posé la question et j’ai tenté d’y répondre.

Pour ce qui concerne la protection contre les éléments extérieurs : une bâche (vent, pluie…) et une couverture en laine (froid).
On ne présente plus la bâche bleue, elle nous est malheureusement familière. Nous la voyons partout notamment pour les abris de fortune de certains camps ou bidonvilles.

La couverture en laine, quant à elle, a toujours fait ses preuves. Elle protège du froid, même mouillée. Elle est incontournable et fait d’ailleurs partie du paquetage du militaire en campagne.

Pour l’eau : un jerrican.
Là aussi, il nous est parfaitement familier. Le jerrican est l’objet indispensable à nombre de populations contraintes d’aller chercher de l’eau à des kilomètres.

Pour la nourriture : une marmite, un hameçon et du fil de nylon, de la ficelle,  un briquet et « le » couteau.
La marmite sert non seulement à cuire les aliments pour plusieurs personnes sur un feu de fortune, mais elle permet également de faire bouillir de l’eau pour la rendre potable, de transporter le produit d’une pêche ou d’une cueillette (entre autres usages multiples).

Un hameçon monté sur du fil de nylon ne prend aucune place et permet de pêcher (donc de manger).

La ficelle permet mille choses :  la construction d’un abri par exemple, mais pas que…

Pour l’hygiène : un savon. C’est le basique des basiques. Le savon lave tout !! le corps, les cheveux et même les dents. Le linge, la vaisselle…
Cette période de pandémie que le Monde traverse aujourd’hui a parfaitement mis en évidence à quel point le savon pouvait se révéler être indispensable à la survie !

Quant au couteau, il est essentiel pour absolument tout ! Je crois qu’il est important que chacun possède SON propre couteau, choisi, pensé et de qualité. Mon grand-père (et tous les paysans autour de lui) avait toujours dans sa poche son couteau. Et aussi un petit peu de ficelle. Il m’avait dit (j’étais enfant) qu’il fallait toujours avoir ses deux trucs sur soi (et je crois bien qu’il savait de quoi il parlait !)

Les objets sont bien sûr importants lorsqu’on parle de survie, mais le sont tout autant les connaissances, les compétences, et parmi elles je citerais :
– savoir construire un abri
– savoir faire un feu
– savoir rendre de l’eau potable
– savoir pêcher
– savoir faire un nœud solide
– connaître quelques plantes comestibles qu’offre la Nature

Possédez-vous ces neuf objets ? Combien de connaissances ou compétences basiques avez-vous ? Sauriez-vous assurer votre survie en cas de besoin ?

Même aujourd’hui, si vous vivez dans un certain confort, peut-être aurez-vous besoin d’un jerrican en cas de coupure d’eau prolongée, d’une bâche en hiver en attendant que le vitrier remplace votre baie vitrée cassée, d’une bonne couverture en laine si la chaudière tombe en panne … non ?


Ici un petit livret édité par la CROIX ROUGE pour apprendre à rendre l’eau potable

Ici une architecture simple d’abri de survie (avec bâche, feuilles ou neige) :

Ici comment faire un feu.

Ici un nœud qui vous servira peut-être un jour :

Et ici un livre sur les plantes sauvages comestibles :