MOINS DE BIENS, PLUS DE LIENS

Créer des liens, avoir une « vie sociale », dans notre société devenue si individualiste, n’est pas chose simple et se résume parfois à utiliser les réseaux dits « sociaux ».

Ces réseaux sociaux génèrent beaucoup de frustration s’ils sont le seul moyen que nous ayons trouvé pour nous connecter aux autres, car

seul(e) devant notre écran : où est le lien ?

C’est en changeant nos habitudes dans cette jungle urbaine où peu de gens s’intéressent à l’Autre que nous pourrons enclencher une spirale positive vers la création de plus de liens.

Parmi ces petites habitudes  à adopter, il y a :

Sourire !
Le toute première chose est bien sûr de … sourire. Sourire c’est simple et facile et c’est fou comme tout de suite cette petite expression d’ouverture et de gentillesse peut changer le contact avec autrui.

Ralentir !
Ralentir le rythme de sa vie est aussi très important. « Toujours plus vite » est une injonction de notre époque mais comment aller à la rencontre des autres si l’on est toujours pressé ? Prendre le temps de vivre, être « ici et maintenant » offre l’espace nécessaire à créer du lien. Alors …vivre vite, pourquoi ? Posons-nous la question.

Aider les autres
Très souvent, la seule chose dont les gens ont besoin, c’est une écoute sans jugement et empreinte d’empathie. Cela ne représente souvent que quelques minutes de notre temps et cela donne à l’Autre beaucoup de force.

On peut aussi rendre quelques petits services à ses voisins : réceptionner un colis, partager sa connexion Internet, prêter un outil, arroser les plantes pendant les vacances… pourquoi ne pas afficher un petit mot sur notre boite aux lettres pour faire part de ce que nous sommes disposés à offrir ?

Faire du bénévolat ou participer à des actions écologiques locales sont d’autres actions possibles…

Ce ne sont que quelques exemples. Il y a 1000 façons de rendre de petits services aux personnes  qui nous entourent.

Pratiquer une activité, apprendre
Devant la multitude de choses à découvrir et à expérimenter dans ce monde, il me semble quasi-impossible de ne pas trouver une activité qui nous corresponde ou une nouvelle compétence à acquérir. De quoi avons-nous besoin ? de quoi avons-nous envie ?

Besoin de calme et d’équilibre ? Pourquoi pas le yoga, la rando ? Envie d’apprendre à cuisiner, à bricoler ? ou peut-être apprendre une nouvelle langue … Il y a certainement dans notre ville une association ou un club. Ce sont des lieux de rencontre avec des personnes qui partagent le même objectif que nous. Alors …Go !

Faire le marché
En mangeant plus de légumes et de fruits et en recherchant la qualité, on finit obligatoirement par faire le marché. Le marché c’est plein de couleurs, d’odeurs, de vie et d’échanges. Le marché est un lieu à ciel ouvert, où le temps s’écoule lentement. Au marché on flâne, on y discute. Acheter ses fruits et légumes au marché plutôt qu’au rayon d’une grande surface s’inscrit parfaitement dans la démarche que j’ai entreprise : acheter en conscience, choisir le naturel et favoriser l’échange.

Acheter chez l’artisan du coin
Partir à la découverte de sa ville, à la recherche d’endroits chaleureux où l’on pourra trouver tout ce qui nous est nécessaire avec, en prime, un échange plein d’humanité , apporte beaucoup de satisfactions sur le plan relationnel : le cordonnier qui fait des merveilles (parce que désormais je fais réparer mes chaussures), l’épicerie asiatique emplie d’herbes fraîches (parce que désormais je cuisine), le boulanger et son pain croustillant (je n’achète plus ma baguette sous plastique chez Auchan ! ) ou la friperie aux styles de vêtements uniques… (adieu H&M !)

Une belle balade à travers la ville, les yeux grands ouverts, et la fréquentation de ces nouveaux lieux pleins de charme nous font abandonner progressivement les grandes surfaces sans âme que nous fréquentons par facilité (car tout y est  « au même endroit ») mais qui contribuent, au final, à notre isolement.

C’est bien en réduisant nos possessions et notre consommation que nous pourrons nous diriger vers plus de qualité : moins mais mieux ! En adoptant une démarche minimaliste nous acquérons non seulement des objets utiles, beaux et durables, nous adoptons une alimentation saine mais nous faisons également entrer dans notre vie plus d’échanges authentiques et humains.

Se mettront en place progressivement de « nouvelles habitudes » , celles qui nous correspondent, celles qui nous enrichissent intérieurement. A chacun son parcours et son rythme.

Sourire, prendre le temps, aider, moins consommer, acheter local … sont les premiers pas vers une vie plus riche, parmi et avec les autres… une vie qui a un sens et qui nous apporte le bien-être que nous avons recherché (ou recherchons peut-être encore) aux mauvais endroits, là où « on » nous avait dit qu’il se trouvait : dans l’hyper-activité, la compétition, la consommation à outrance et autres leurres modernes.


Ce livre pour en apprendre davantage sur la simplicité volontaire et se poser quelques questions sur nos habitudes de consommation :

YELP, pour trouver notre commerce de proximité :
un cordonnier , une friperie

… et quelques liens pour les bordelais :

2 commentaires sur “MOINS DE BIENS, PLUS DE LIENS

  1. Véronique du blog Berenice Big dit :

    Je me permets d’ajouter : se faire plaisir. Merci de ce joli article, aussi de ce joli blog.

    1. Oui bien sûr Véronique : se faire plaisir ! A chaque jour son petit bonheur (car il y en a forcément un 🙂 ). Merci à toi de ta visite (et je file « chez toi » !)

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