LE MINIMALISME

Parce que nous vivons dans un monde du « trop », un monde de plus en plus complexe, le besoin de se libérer de cet excès,  de simplifier les choses, se fait de plus en plus sentir : un besoin partagé par un nombre croissant d’entre nous. Besoin de s’alléger, de respirer.

Le minimalisme peut être une réponse.

Même si beaucoup sont de plus en plus conscients que consommer est une voie de garage, le consumérisme reste pourtant bien vivant et la publicité continue de nous promettre que notre prochain achat nous apportera joie et  bonheur. Certains continuent d’y croire malgré l’énormité du mensonge. Je pense que beaucoup de ceux qui ont tenté de trouver le bonheur par le biais des possessions sont restés tristement insatisfaits et recherchent désormais à s’accomplir en empruntant d’autres voies, telles que la relation à l’Autre, l’engagement social … qui leur permettent de donner un véritable sens à leurs vies.

Le minimalisme offre un quotidien avec plus de sérénité, plus de liberté, plus de temps et plus de liens : toutes ces choses qui nous manquent aujourd’hui. car, c’est une évidence, la Vie ne se résume pas à posséder.

Le minimalisme devient un mouvement qui va croissant. Il a été largement  récupéré et détourné et aujourd’hui fleurissent des centaines (des milliers ?) de sites, livres et autres chaînesYoutube qui  dénaturent totalement l’essence même du minimalisme et exploitent ce courant de pensée dans un but exclusivement lucratif.

Le minimalisme c’est cette démarche personnelle qui consiste à faire sortir de sa vie tout ce qui l’encombre, sans regret, sans douleur, pour se consacrer pleinement à ce qui rend véritablement  heureux.. Une « simplification extrême » dit le dictionnaire. Il s’agit de reconnaître ses essentiels. Le minimalisme c’est « être » plutôt qu’« avoir », c’est une philosophie qui ne peut être que toute personnelle.

On ne devient pas minimaliste en 30 jours bien sûr. C’est un long cheminement intellectuel qui progresse des années durant (et qui ne s’arrête jamais, je crois !) , c’est une façon de vivre. On observe sa façon de consommer, on s’interroge sur ses besoins profonds, sur l’utilisation de son temps : on part à la rencontre de soi-même… A chacun donc « son » minimalisme .

Difficile de définir précisément le minimalisme, il est plus aisé de dire ce qu’il  n’est pas :

Ce n’est pas un nombre d’objets à posséder. 100, 50 ou 30 objets, car là n’est pas la question. Le but est de se libérer de la contrainte des possessions non essentielles pour nous. Et ce qui est essentiel pour l’un, ne l’est pas pour l’autre.

Il ne s’agit pas de dépenser le moins possible ni de devenir pingre. Il s’agit de posséder moins de choses, mais de qualité, car la qualité est durable, la qualité est agréable. La qualité donc, plutôt que la quantité.

Ce n’est pas une mode à suivre, ni une tendance, mais un choix qui s’impose comme étant la bonne voie à emprunter si l’on veut être en parfait accord avec soi-même.

Il n’est pas question non plus d’ austérité : il ne s’agit absolument pas de souffrir ! mais plutôt de se libérer des choses qui nous procurent des contraintes inutiles afin de mieux nous consacrer à ce que nous aimons vraiment, à ce qui nous apporte une joie véritable. Il s’agit de définir nos chpriorités.

Le minimalisme est une démarche si personnelle qu’il n’y a pas de méthode ni de règles. Bien sûr, le premier pas sera toujours de désencombrer le trop-plein de possessions inutiles, puis chacun cheminera ensuite, à sa façon et à son rythme, à la découverte de ce dont il a profondément besoin et de ce qui lui est réellement essentiel.

L’échange des cheminements de chacun vers une vie plus légère est un enrichissement pour tous. Alors partageons !


3 livres inspirants (sobriété, simplicité ou minimalisme extrême ?)
Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi
L’art de la simplicité
de Dominique Loreau
L’essentiel et rien d’autre
de Fumio Sasaki

4 commentaires sur “LE MINIMALISME

  1. Le minimalisme ,ce mouvement né au Japon pays du « zen », et dont nous avons tous l’image des maisons à l’intérieur dépouillé, prend de l’ampleur. Mais qu’est-ce exactement ? Une mode ? Une autre façon de vivre proche de l’ascétisme ? Un acte politique ? Un acte subit du fait des aléas de la vie ?
    Sans doute un mélange de tout celà.
    Chacun peut sûrement se retrouver dans une de ces définitions.
    Ce qui est certain c’est que vous sommes sûrement à l’aube d’une nouvelle ère.
    Nos modes de consommation dictés par l’idéologie capitaliste sont en train de changer.
    Posséder toujours plus ne rend pas plus heureux. Au contraire, cette idée perverse entraine des millions de gens dans la galère, l’endettement, la frustration, la précarité, pour le profit d’une minorité qui ne sait plus quoi faire de sa richesse mais qui est prête à tout pour la conserver.
    Les aléas de la vie m’ont fait comprendre que posséder n’est pas toujours gage de bonheur même si c’est dur de ne plus rien avoir du jour au lendemain.
    Certes le manque peut être source de frustration,de sentiments d’échec, de dépression parfois. Avec le temps on s’aperçoit qu’en fait on peut s’en sortir en vivant autrement.
    (À suivre)

    1. Le minimalisme est un choix.
      Il ne s’agit pas de pauvreté qui, elle, est subie. Ce n’est pas une mode pour la déco, même si le concept a été récupéré pour vendre des objets apurés et design (les modes passent).

      C’est un état d’esprit, une façon de vivre (durable) à la recherche d’un équilibre personnel, une réponse à la question « de quoi ai-je réellement besoin pour être heureux, quelles sont les choses essentielles pour moi ? ». C’est un chemin vers une meilleure connaissance de soi.

      Il ne s‘agit pas du dépouillement nécessaire à une certaine spiritualité (comme pour le zen par exemple) . Mais c’est vrai que, vu de l’extérieur, cela peut prendre la même apparence.

      Le minimalisme a, bien sûr, des conséquences sur notre lieu de vie (mais on peut vivre avec très peu d’objets sans avoir adopté une démarche minimaliste). Il s‘applique aussi dans tous les autres domaines de notre existence. Le but est bien ici de se débarrasser de ce qui nous « alourdit », de ce qui ne nous apporte rien, de ce qui est en conflit avec nos convictions.

      C’est très vaste et j’espère savoir, au fil de mes articles, apporter un éclairage sur cette démarche. Merci pour ton commentaire Ge Ge et à très bientôt !

  2. Le Hygge m’évoque principalement le cocooning et les longs hivers danois. J’y vois effectivement une notion de simplicité et de douceur de vivre en famille.
    Dommage que cet article se trouve dans la rubrique « déco » et qu’on nous parle de plaids, de tapis moelleux, de coussins et de bougies pour recréer cette « ambiance scandinave ». Comme souvent, on nous incite à consommer en nous promettant un certain bonheur. Ce que je retiens principalement c’est le choix de ce peuple de mettre en toute première place la famille, la convivialité et les plaisirs simples.

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