Je m’allège : LE DRESSING

L’industrie de la mode a pris une expansion incroyable et nous en sommes arrivés à une sur-consommation délirante de vêtements qui sont devenus, au fil du temps, pour beaucoup, de piètre qualité et rapidement démodés.

Outre ce que cette sur-consommation génère en terme d’épuisement des ressources de la planète, de pollution de l’environnement et de mise en esclavage d’un grand nombre d’ouvriers du textile, l’industrie de la mode, par le biais d’un marketing à outrance, a fait de nous des « suiveurs de tendances » plus que des utilisateurs avertis de vêtements qui seraient à la fois fonctionnels, de qualité et l’expression véritable de notre personnalité. Ce phénomène allant jusqu’à créer une véritable addiction…

La mise en pratique d’une démarche cherchant la simplicité dans ce domaine peut donc s’avérer très salutaire à de multiples niveaux : personnel, environnemental, humain …

Le tri du dressing n’est pas tâche aisée. J’avoue avoir besoin de plus de temps qu’envisagé pour mettre en place une garde-robe réduite qui me conviendrait parfaitement, mais je progresse, je progresse …

Le premier désencombrement (après des années d’accumulation (car je ne « jetais rien ») a été plutôt chronophage, aussi est-il important de le programmer sur une journée (voire un week-end) que l’on saura totalement libre de toute contrainte et de s’y consacrer pleinement (et tranquillement).

Voici donc les 10 étapes de mon allègement textile :

1. Le grand vide

On ouvre les placards, on sort TOUT et on jette le déchiré, le délavé, le feutré.
Etape facile !

2. Les souvenirs

Ensuite, on extrait ce qui, de toutes façons, échappera au tri parce que ce sont des pièces qu’on adore et dont il est hors de question de se séparer (en tout cas, pas maintenant, pas tout de suite…). Je veux parler des vêtements-souvenirs du style blouson en jean de la fac ou T-shirt acheté en Bretagne pendant ces inoubliables vacances … ceux-là vont rejoindre le carton « souvenirs » (et nous verrons plus tard, mais on les sort de l’armoire !).

3. Les « évidents » et les « trop »

Reste une grosse pile qu’il faut maintenant diviser en deux autres piles : « je porte, c’est à ma taille, la couleur me va, etc … » (bref, les « évidents », on les adore !) et l’autre : les vêtements en bon état mais trop grands/trop petits, trop bariolés, trop girly, trop courts… (les « trop », à vendre ou à donner).

4. Le don

Les vêtements à donner sont immédiatement mis dans un sac en attendant d’être apporté chez Emmaüs, la Croix Rouge ou déposé dans un Relais , par exemple. On peut, bien sûr, les donner à un(e) ami(e), un(e) voisin(e) ; l’essentiel étant, pour moi, qu’ils aient une deuxième vie utile à d’autres.

Que reste-t-il ? C’est le moment d’observer les pièces qui ont survécu à ce tri : celles qu’on aime, celles dans lesquelles on se sent bien.

5. Les piles « couleurs » et « imprimés »

Ces rescapées du tri, je les ai alors empilées par couleurs unies : les bleus, les noirs, les blancs etc … et fait d’autres piles avec les tissus imprimés : rayures, pois, fleurs …. On obtient ainsi une vision globale et on peut faire facilement un état des lieux de ce qui constitue déjà la base de notre future garde robe « capsule » : quelles matières ? quelles couleurs ? quels imprimés ? …

6. Le constat

Pour ce qui me concerne, le constat a été le suivant : : je suis plutôt couleurs neutres (avec beaucoup de noir, blanc, beige et gris), plusieurs nuances de bleu (du bleu-nuit indigo au bleu poudré) avec des imprimés à carreaux, à pois et à rayures. Côté matière, je suis plutôt denim, coton, velours et soie.

Voilà le bilan, voilà ma base. Et vous ?

7. Une pile en moins

A ce stade, on peut décider d’éliminer toute une pile, par exemple : la pile des imprimés fleuris ou toutes les pièces d’une même matière, par exemple le 100% polyamide.

8. La liste

Maintenant, il reste à compléter cette base, avec réflexion et intelligence en rédigeant une liste de ce qui manque, selon les besoins, et en prenant soin que les pièces se mixent entre-elles. C’est l’étape du shopping raisonné.

9. Le shopping

…dans une friperie, sur des sites de seconde main ou ailleurs, en choisissant le bio et l’éthique…. et en évitant la tentation !

L’objectif de mes achats a été de m’orienter vers la qualité, les matières naturelles (coton, lin, laine …) et les coupes simples.

Je prends désormais le temps de toucher le vêtement, de vérifier sur l’étiquette sa composition et sa provenance et de passer en cabine d’essayage (ce que je détestais faire avant). Je ne suis toujours pas à l’abri d’une erreur d’achat mais elles sont de moins en moins fréquentes.

10. Réduire

Dès qu’un nouveau vêtement entre dans mon dressing, deux en sortent. Ainsi, au fil du temps leur nombre décroît.

Je craquais facilement sur une jolie robe, alors que je ne me sens réellement à l’aise qu’en jean. Désormais, je réserve les robes pour des moments particuliers (soirée, occasions, vacances, plage…) et ai laissé tomber la robe pour vivre en ville (pas pratique en vélo par exemple…)

Progressivement, une garde-robe minimaliste, de qualité, durable et bien pensée voit le jour. Progressivement je me sens à l’aise dans mes vêtements et ils expriment de plus en plus ma personnalité.

A chacun(e) sa méthode pour parvenir à simplifier son dressing et affirmer son style au travers de vêtements choisis en toute conscience.

Il n’y a donc pas de garde-robe universelle. Une garde-robe, qui plus est se voulant minimaliste,  se construit lentement, durablement et reflète une personnalité unique.


Quelques chiffres hallucinants :

 

 

 

 

Et cette vidéo de 4mn15 :

 

3 commentaires sur “Je m’allège : LE DRESSING

    1. Merci pour ce complément d’info (effrayante) Ge Ge !

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